Tous les articles par Fabien Jouatel

1992 – 2015 : Carnet de route

1992 – 2015 : Carnet de route

L’association Ouest Fraternité a été créée en 1992 par des salariés du groupe Ouest-France. Objectif : venir en aide à la presse écrite et aux journalistes des pays en voie de développement ou de démocratisation par l’organisation sur place de sessions de formation et l’accueil en France de stagiaires. Elle comprend une centaine d’adhérents, actifs et retraités et gère un budget annuel de 20 000  € environ (60 000 € en 2007). Son premier président fut Jacques Guesnet, ouvrier du Livre, aujourd’hui président d’honneur de l’association. Celle-ci est membre depuis 2007 de Coordination Sud, coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale.

 

L’association présente la particularité de réunir tous les métiers de la presse écrite, non seulement le journalisme, mais aussi la gestion et les finances, la diffusion, la publicité, l’informatique éditoriale, l’impression, les services en ligne… Elle peut offrir, à la demande de ses partenaires, une aide globale et toujours sur mesure.

 

L’association consacre pendant cinq ans l’essentiel de ses forces à un seul pays. Depuis sa fondation, elle a été présente en République du Congo, au Viet Nam, à Madagascar et au Cameroun. Ce qui ne l’a pas empêchée d’intervenir aussi, ponctuellement, dans d’autres pays, soit pour des missions de formations (Niger, Soudan, Cambodge, Tunisie, Chine, Bosnie, Ile Maurice), soit pour des missions d’audit à la demande du ministère des Affaires étrangères (Kazakhstan en décembre 2004, Haïti en avril 2005, Arménie en novembre 2005, Macédoine en janvier 2007), soit pour des apports de matériel (Mauritanie), soit pour l’accueil en France de cadres (Macédoine, Burkina).

 

1992-1997 : Congo Brazzaville (République du Congo).

 

Deux journalistes, Véronique et Thierry Ballu, y séjournent neuf mois (octobre 93 à juin 94) et y créent avec des confrères congolais du Club de la presse libre et le Forum des Jeunes entreprises un Centre de ressources pour la presse qui fonctionnait toujours en 2004. Financée par la Coopération française, la relève a pu être assurée pour une année (octobre 94 à septembre 95) par Daniel Fra, en congé sabbatique du Marin (filiale d’Ouest-France). L’Union européenne prend le relais (novembre 95 à octobre 97) pour deux ans et finance ce poste de formateur-animateur du Centre de ressources pour la presse au Congo. Daniel Fra décide, dans l’intérêt du projet, de rester salarié de notre association. La guerre civile survenue en mai 97 le contraint à être évacué par l’armée française. A la mi-99, le Centre de Ressources devient autonome. Au cours de ces cinq années, 320 stagiaires ont été accueillis en formation au CRP, certains à plusieurs reprises. Les femmes ont représenté près du quart des participants. Une “banque de piges” a permis à des journalistes congolais de publier dans la presse française près de 150 articles, sur des sujets très variés (agriculture, bois, santé, éducation, transports, culture traditionnelle, philatélie, drogue, etc.). Jusqu’en 2003, « Ouest Fraternité » a aussi fourni divers matériels au Centre de ressources pour permettre les formations et les prestations aux journaux : fonds documentaire, ordinateurs réformés du journal Ouest-France, appareils photos, scanners, matériel d’impression (imprimantes, duplicopieur), climatiseur, système d’alarme pour la sécurisation du Centre. Au cours de l’année 1997, nous avons passé le relais à nos confrères congolais et cessé d’être présents physiquement au Congo.

 

1997-2004 : Viet Nam

 

Après une action de formation auprès du journal francophone « Le Courrier du Vietnam », menée pendant neuf mois par Franck Renaud, Ouest Fraternité et l’École supérieure de journalisme de Lille engagent une mission de formation de la presse vietnamienne qui va durer cinq ans et demi. Franck Renaud est salarié par l’association grâce à l’aide de la Commission européenne et des collectivités territoriales bretonnes et normandes (ville de Rennes, conseils généraux d’Ille-et-Vilaine, de la Manche et des Côtes-d’Armor). Des manuels de journalisme en vietnamien sont diffusés auprès des journalistes. Près d’un millier (un sur huit) participent aux stages de formation organisés en partenariat avec l’Association des journalistes du Viet Nam et l’Agence vietnamienne d’information. Ces stages s’élargissent aux pays voisins (Cambodge, Laos, Thaïlande). Cinq journalistes du groupe Ouest-France (Bernard Boudic, Paul Goupil, François Simon, Jean-Claude Murgalé, Fabienne Gérault) y feront de fréquents déplacements pour des formations consacrées à l’écriture journalistique, aux genres journalistiques, au reportage, au web, au travail en équipe, au management, etc. Cette action a débouché sur la création du Centre de perfectionnement des journalistes du Viet Nam. Parallèlement, Ouest Fraternité accueille dans les journaux du groupe Ouest-France une quinzaine de journalistes vietnamiens, cambodgiens puis chinois[1].

Tous occupent, au printemps 2015, des postes importants dans la presse vietnamienne. Par exemple, Nguyen Tuan Anh (2004) est rédacteur en chef du journal Sinh Vien, Vu Mai Linh Huong (2002) est rédactrice en chef adjointe du Courrier du Viet Nam dont Hong Nga Nguyen (2004) dirige le secrétariat de rédaction. Nguyên Thi Vân Anh (2006) est chef du service politique du site Vietnam.net. Nguyên Thi Thu Hiên est reporter à la chaîne de télévision VTC. Viet est gérant d’une société qui développe le livre électronique. Deux sont à la retraite, Nguyen Ngoc Tran et Do Din Than. La dernière journaliste vietnamienne accueillie, Vuong Bach Lien, l’a été en décembre 2007. Elle a poursuivi ensuite ses études à l’université libre de Bruxelles et a présenté avec succès un master 2 à Lyon avant d’effectuer son stage à l’Organisation internationale de la francophonie. Elle travaille actuellement au service  Culture du journal Vietnam News.

Et aussi :

– 2002 : Bernard Boudic succède à Daniel Fra (Infomer) à la présidence de l’association.

– Juin 2003 : à la demande du Ministère des Affaires étrangères, Thierry Ballu réalise une mission d’audit de la presse en Angola.

– Novembre 2004 : Mission d’audit en Arménie (Michel Urvoy).

– Décembre 2004 : Mission d’audit au Kazakhstan (Stéphane Gallois).

– Fin 2004 : Ouest Fraternité accueille le directeur adjoint du quotidien vietnamien     Lao Dong, à la demande de  l’un des ses anciens stagiaires, Do Le Thang, journaliste au Lao Dong.

– Avril 2005 : Mission d’audit de la presse haïtienne (Serge Poirot)

– Juin 2005 : Envoi de matériel informatique au journal Éveil Hebdo de Nouakchott (Mauritanie) qui souhaite devenir quotidien

– Janvier 2007 : Mission d’audit (Bruno Ripoche) en Macédoine.

 

 

2005-2007 : Niger

 

L’association répond favorablement au conseil général des Côtes-d’Armor et au bimensuel Aïr Infos d’Agadès (Niger). Elle organise à Agadès deux sessions de formation d’ordre journalistique et technique, effectuées par Daniel Fra, alors présent au Burkina pour le compte de l’Agence de la francophonie, et une troisième consacrée au démarchage publicitaire, à la gestion de la publicité, à la comptabilité et à la diffusion. Ces missions prennent fin avec l’arrestation, le 6 octobre 2007, du directeur d’Aïr Infos, Ibrahim Manzo Diallo, alors qu’il montait dans l’avion qui devait le conduire en France pour une visite au conseil général des Côtes-d’Armor, à Ouest-France et à l’hebdomadaire Le Trégor (Publihebdos) à Lannion.

 

2005- 2008 : Madagascar

 

A la suite d’un reportage réalisé à Madagascar par l’un des adhérents de Ouest Fraternité, Louis Le Méter, et d’une mission d’exploration menée par Valérie Parlan, un partenariat est noué avec le  GEPIM (Groupement des éditeurs de journaux d’information de Madagascar) alors présidé par le PDG du quotidien Tribune qui fait le déplacement de Rennes. Une dizaine de journalistes et de techniciens[2] vont se succéder, chacun pendant plusieurs semaines, à Madagascar, multipliant les interventions auprès de plusieurs journaux, Tribune, L’Express, Midi-Madagascar, Mada-Journal, Taratra, Les Nouvelles… Chaque année, une mission d’évaluation y sera conduite. Outre ces missions de formation, un travail autour d’un  projet de charte déontologique a pu être esquissé. Au début de 2008, un Manuel de journalisme  spécialement conçu pour la presse malgache est réalisé, mis en page par des techniciens rennais, imprimé à Tananarive et distribué dans les journaux. Cette publication a été rendu possible grâce à l’aide de  l’Association pour le pluralisme d’expression fondée par les Caisses d’épargne. En septembre 2007, accueil en France de Zo Rakotoseheno (directeur de la rédaction de Midi Madagascar), de Jérôme Boulle (directeur de L‘Express) et de Lalaïna Ramasohélina. A l’occasion de leur venue, une conférence est organisée à l’Espace Ouest-France sur les médias à Madagascar.

Après une mission technique en septembre 2007, un stage sur les faits divers et la justice en novembre 2007 et une nouvelle mission d’évaluation, les troubles qui agitent Madagascar nous incitent à suspendre notre présence sur place.

Ouest Fraternité a servi d’intermédiaire et de conseil au début de ce programme entre Tribune et l’imprimerie lannionaise de Publihebdos pour l’achat d’une rotative d’occasion qui a été acheminée à Madagascar et mise en service par un technicien de Lannion.

 

Et aussi :

– Juin 2006 : Daniel Fra mène une mission d’évaluation de la presse soudanaise.

– Septembre 2006 : une graphiste du service Publicité de Ouest-France réalise le nouveau logo d’Ouest Fraternité.

– Été 2006 : Ouest Fraternité accueille, pour faciliter leur acclimatation en France, trois étudiants chinois qui vont faire leur rentrée à l’École supérieure de Journalisme de Lille, Shu Liu et Fan Chen, toutes les deux âgées de 23 ans, et Qianyi Cai, âgé lui de 27 ans.

– Début 2007 : adhésion à Coordination Sud, coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale.

– Courant 2007 : embauche à temps partiel de Valérie Parlan, coordinatrice de l’association.

– Été 2007 : édition à 3 000 exemplaires d’une plaquette présentant l’association.

25 juin-20 juillet 2007 : Ouest Fraternité accueille une journaliste mauricienne Valérie Olla à l’hebdomadaire Le Trégor (Publihebdos), à la rédaction d’Ouest-France à Saint-Brieuc puis au siège d’Ouest-France à Rennes.

– 29 juillet au 3 août 2007 : Ouest Fraternité accueille trois étudiantes chinoises de l’ESJ, Shi Yu, Lin Yuang, Bai Jing, et le journaliste arménien Artak Hérikian.

– Début 2008 : voyage d’études à Caen de dirigeants de journaux macédoniens (Monitor à Gostivar et Bitolski Vesnik à Bitola) invités par le conseil régional de Basse-Normandie. Trois jours sont consacrés, à la rédaction de Caen, à des ateliers et des débats avec des responsables de la rédaction et de la publicité d’Ouest-France.

 

 

Avril 2007 : République démocratique du Congo

 

Robert Delanoy, du service publicité du Marin, effectue  à Kinshasa une mission sur le développement de la publicité à la demande du Gret (Professionnels du développement solidaire) et de l’Association nationale des éditeurs congolais

 

Et aussi :

– Printemps 2009 : Stéphane Gallois est élu président. Il succède à Bernard Boudic.

– Février 2010 : Thierry Guidet, ancien directeur du département international de l’École supérieure de journalisme de Lille, anime une journée de formation : conseils et méthodes pour mieux préparer les interventions à l’étranger.

– Septembre 2010 : Stéphane Gallois et  Valérie Parlan présentent l’association aux cadres et éditeurs du groupe Publihebdos.

– 5 novembre 2010 : Ouest Fraternité invite le Camerounais Jean-Célestin Edjangué à parler à l’Espace Ouest-France de son livre (L’Harmattan) Cameroun, un volcan en sommeil,

– Fin novembre 2010, le comité « Solidarités internationales » de la Fondation de France nous attribue une subvention de 20 000 € pour notre action au Cameroun.

 

Depuis 2009 : Cameroun

 

Mars 2009 : A la suite des relations amicales nouée par Louis Le Méter avec Etienne Tassé, directeur de l’agence camerounaise Jade (Journalistes en Afrique pour le développement) Valérie Parlan et Louis Le Méter mènent une mission exploratoire auprès des journaux camerounais. Un partenariat est établi avec deux d’entre eux, Le Jour et La Voix du Paysan. Louis Le Méter et Valérie Parlan, coordinatrice de Ouest Fraternité, rencontrent La Voix du Paysan et élaborent un projet de formation. En 2010, trois missions[3], dont une mission technique, se déroulent au Jour et à La Voix du Paysan. En janvier 2011, Valérie Parlan et Stéphane Gallois se rendent à Yaoundé pour établir le programme de 2011 : six misions de formation au Jour et La Voix du Paysan sont mises sur pied, touchant notamment à la photographie (Frédéric Girou) et à la mise en page (Murielle Desmoulins). En septembre 2011, Marie-Pauline Voufo, rédactrice en chef du mensuel La Voix du paysan, Claude Tadjon et Jules-Romuald Nkonlak, rédacteurs en chef adjoints du quotidien Le Jour, sont accueillis à Ouest-France et Infomer.

En avril 2012, Karin Cherloneix et Valérie Parlan, coordinatrice de l’association passent une semaine avec la rédaction de La voix du paysan. Au menu : le reportage. Cette mission sera suivie par une mission Faits divers au Jour (Michel Tanneau) et en octobre par une formation au management et à l’organisation des rédactions (Bernard Boudic).

En février 2013, Didier Laroze et Françoise Revol  mènent auprès du Jour et de la Voix du Paysan une mission « diffusion/distribution ». En avril, Serge Poirot et Karin Cherlonneix vont y parler d’interview et d’enquête. Puis se déroule en avril une nouvelle mission technique (Vincent Robinault, Fabien Jouatel). La troisième mission, auprès de Jade, marque un virage : avec la refonte du site internet de Jade par Gaël Cerez en septembre Ouest-Fraternité s’engage sur la voie de l’internet. Une mission particulière sur ce thème est prévue fin février 2015 (Stéphane Gallois).

 

Parallèlement, Etienne Tassé demande à Ouest Fraternité d’être son partenaire pour un projet financé par l’Union européenne sur « Les droits humains en milieu carcéral au Cameroun ». Le projet démarre en avril 2011. Louis Le Méter rencontre à Yaoundé, Bafoussam et Douala  les autorités pénitentiaires, les gendarmes, les policiers, les ONG de défense des droits de l’Homme et vingt journalistes. Il assure ensuite à distance le secrétariat de rédaction de plus d’une centaine d’articles écrits par les journalistes camerounais tout en animant au Cameroun plusieurs ateliers de formation. La plupart de ces articles ont été rassemblés dans un livre, Geôles d’Afrique, imprimé à 1 500 exemplaires par Haman Mana, directeur du quotidien Le Jour, et présenté à Rennes le 30 mai 2013 lors d’une conférence de presse au Club de la Presse et d’une conférence-débat à l’Espace Ouest-France (une centaine de participants).

Ce programme européen sera suivi de deux autres : en avril 2012, est lancé, selon les mêmes principes de partenariat entre Jade et Ouest Fraternité (formation, écriture d’articles, secrétariat de rédaction, diffusion), un projet sur l’application des nouvelles règles du commerce du bois dans lequel s’est fortement investi Serge Poirot. Enfin, une partie des formations liées à un troisième projet européen décroché par Jade en préparation des élections législatives et municipales de juin 2013 a été assurée par Michel Urvoy.

 

Assurer l’avenir de La Voix du Paysan : L’opération de  parrainage lancée par l’ONG luxembourgeoise SOS Faim et Ouest Fraternité en juillet 2012 en faveur des abonnés à La Voix du Paysan (un don de 5 € pour favoriser un abonnement) a permis d’abonner 924 lecteurs pour un an (dont 194 pour Ouest-Fraternité), dont 270 se sont réabonnés. Une deuxième phase lancée en octobre 2014 par Ouest-Fraternité a permis de réunir 1 500 € pour abonner 300 lecteurs.

L’élargissement du lectorat est l’une des clés de la pérennisation de La Voix du Paysan qui perdra à la fin 2016 les financements apportés par SOS Faim. Il y en a d’autres (publicité, mutualisation de l’impression, vente de contenus sur internet…). Serge Poirot fera des propositions dans le cadre d’un mémoire de master 2 qu’il présentera prochainement.

 

Et aussi :

– Avril 2011 : Didier Laroze est élu président. Il succède à Stéphane Gallois.

– Avril 2011 : Une assemblée générale décentralisée se tient à Nantes.

– Juin 2011 : Le ministère de la Coopération subventionne notre projet Cameroun

– Octobre 2011 : Ouest-Fraternité est appelé à participer au Comité consultatif Solidarité internationale que le Conseil général d’Ille-et-Vilaine installe auprès de lui.

– 18 novembre 2011 : Bernard Boudic et Louis Le Méter animent une visioconférence publique sur les médias camerounais à la Maison internationale de Rennes.

– 12 avril 2014 : Bernard Boudic est élu président (il l’a déjà été de 2002 à 2009).

– Eté 2014 : Ouest Fraternité parraine une étudiante burkinabé en journalisme (paiement de ses frais de scolarité en 3e année d’université). En contrepartie, cette étudiante fournira une étude sur les médias au Burkina.

– Octobre 2014 : Valérie Parlan participe à un séminaire de formation organisé à Yaoundé par FB Consulting.

– Ouest Fraternité est membre de la CASI, Coordination des associations de solidarité internationale de Bretagne.

– Février 2015 : mission de Stéphane Gallois sur la numérisation auprès des journaux camerounais.

– 2015 : Bernard Boudic est membre du comité d’organisation des Assises régionales de la solidarité internationale prévues à Lorient en juin 2015.

 

 

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[1] Vu Maï Linh Huong (Le Courrier du Viet Nam), Nguyen Ngoc Tran (Saïgon Times), Do Din Than (TuoiTre), Viet (Tuoi Tre), Do Le Thang (Lao Dong), Nguyen Tuan Anh (Sinh Vien), Hong Nga Nguyen (Le Courrier du Viet Nam), Nguyên Thi Thu Hiên (VTC), Nguyên Thi Vân Anh (Vietnam.net), Vuong Bac Liën (Vietnam News), Trois Cambodgiens : Bolin Davith, Neth Pheaktra, et Bopha. Six étudiants chinois reçus au concours d’entrée à l’ESJ.

 

[2] Valérie Parlan, Michel Oriot, Serge Poirot, Stéphane Gallois, Jacky Rosier, Bernard Richard, Louis Le Méter, Pierre Gadby, Jean-Pierre Beuve, Xavier Drouadène, Vincent Robinault.

[3] En mars, Karin Cherlonneix et Louis Le Méter ; en juin Serge Poirot et Etienne Tassé ; en  décembre Vincent Robinault

et Xavier Drouadène.

Projet 2015 : Accueil de confrères à Ouest-France

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Nous avons pour mission de former sur place les équipes mais aussi d’accueillir à Rennes nos confrères afin de leur faire découvrir le fonctionnement de Ouest-France ou d’autres journaux liés au groupe comme les hebdomadaires de Publihebdos.

Marie-Pauline Voufo, la rédactrice en chef de La Voix du paysan, a proposé la venue de Magloire, responsable des ventes et du marketing. Mais le journal n’a pas les ressources pour payer le billet A/R. Nous travaillons si bien avec l’équipe du mensuel que son investissement sans faille nous a encouragé à décider une prise en charge totale du séjour. Ce stage sera organisé au premier trimestre 2015.

Projet 2015 : Mission d’audit sur le numérique

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Après quatre années de travail auprès des rédactions et services techniques du Jour et de La Voix du paysan (LVDP), la mission d’évaluation de mars 2014 réalisée par Valérie Parlan a conclu à la nécessité de passer à un accompagnement numérique des journaux. Stéphane Gallois se propose de réaliser une mission d’audit afin d’établir les priorités en la matière. Quels sont les besoins, les attentes, les moyens à notre disposition pour y répondre ? Mission en janvier 2015.

Parallèlement, Ouest Fraternité devra commencer à chercher des formateurs aux compétences numériques confirmées. Faites passer le message.

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La Voix du paysan dans le champ de l’investigation

Depuis le dernier Tandem, une nouvelle session de formation a été organisée avec nos confrères camerounais de La Voix du paysan, sur l’interview et l’enquête.

Du 26 avril au 2 mai 2014, Karin Cherloneix et Serge Poirot ont animé ce module. Nos partenaires, les journaux La Voix du Paysan et Le Jour, avaient demandé aux deux journalistes d’Ouest Fraternité de cibler la formation sur l’interview et l’enquête. Le temps de travail a été concentré sur trois jours, à cause du 1er mai, jour férié pour tous les salariés. Quatorze journalistes de La Voix du Paysan y ont participé : la rédactrice en chef, les journalistes et secrétaire d’édition de Yaoundé, les reporters venus de toutes les régions. Chaque participant est venu avec un sujet d’enquête afin de travailler concrètement sur le terrain. Quelques semaines plus tard, Marie-Pauline Voufo, la rédactrice en chef, était fière de nous donner à lire le résultat dans le journal.

« Je sais comment m’en sortir »

Lors du bilan, les journalistes ont estimé avoir beaucoup appris. « Sur l’enquête, je serai désormais plus neutre », assure Daniel. « J’ai compris que je ne devais pas donner ma vision d’un sujet, mais des informations contradictoires pour que le lecteur comprenne seul. » Ful Joy, responsable de la rédaction anglophone, poursuit : « Le travail de préparation doit être très important. Je ne le faisais pas assez pour l’interview et je n’arrivais pas à avoir toujours toutes les réponses. » Iréné ajoute : « On a beaucoup appris aussi sur la façon dont on doit se comporter, sur la déontologie ».

« La parole a été libre »

Tous ont apprécié l’ambiance de ces trois jours : conviviale, détendue mais rigoureuse sur le fond. « Ce n’était pas trop théorique, on a vraiment échangé avec les formateurs et entre nous », se réjouit Rodrigue. « Je pensais assister à un atelier formel alors qu’il y a eu beaucoup de partage, la parole était libre », confie Jean-Marie.

Chacun a promis à Michelle, la secrétaire de rédaction, que ses prochains papiers montreraient les bénéfices de cette formation. « Il faudra que tu me donnes à chaque fois des critiques pour que je continue de m’améliorer », l’a invitée Pompidou, en poste depuis un an à Douala. Nous avons encouragé Michelle à jouer ce rôle de tuteur, afin de prolonger les effets des formations.